Tuesday, January 13, 2026

Une Vie Nouvelle Commence lorsque Nous Nous Soumettons à Dieu. (1 Samuel 1:9-20. Marc 1:21-28).


Chers amis dans le Christ, la première lecture d'aujourd'hui aborde la stérilité, une réalité à laquelle de nombreux couples sont encore confrontés. En commençant ma lecture et ma méditation, mon esprit s'est tourné vers le premier commandement de Dieu à l'humanité, souvent appelé le « Mandat de la Création »: « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre… » (cf. Genèse 1, 28). Ce commandement est à la fois une bénédiction et une responsabilité confiée à l'humanité pour la préservation de la création. Cependant, l'histoire de la stérilité d'Anne parle de bien plus que l'absence d'enfant. Elle révèle une vie de foi transformée par la souffrance, la prière et une confiance absolue en Dieu. Dans l'Évangile, nous rencontrons un homme tourmenté par un esprit impur qui le prive de sa liberté et de sa dignité. Dans ces deux situations, la puissance de l'amour de Dieu se manifeste de façon remarquable.

La souffrance et le combat social d'Anne : Des années de stérilité ont dû être une épreuve terriblement douloureuse pour Anne. Dans sa culture (comme c'est encore le cas dans de nombreuses cultures), l'absence d'enfant dans la vie d’une femme mariée engendrait un chagrin personnel, la honte publique et l'exclusion sociale. Pire encore, sa rivale Peninnah la raillait sans relâche. Même son mari Elkana ne comprenait pas l'ampleur de son désespoir. « Ne suis-je pas plus précieux à tes yeux que dix fils ? », lui demanda-t-il.

Se tourner vers Dieu dans le désespoir : Anne ne s’est pas laissée submerger par le désespoir. Au contraire, elle s’est tournée vers Dieu de tout son être. Le texte hébreu dit qu’elle était « amerte d’âme » (1 Samuel 1:10). Elle a déversé toutes ses souffrances devant le Seigneur. Elle a promis que si Dieu lui donnait un fils, elle le consacrerait entièrement à son service comme naziréen dès sa naissance.

Même à Silo, la maison de Dieu, Anne fut confrontée à l'incompréhension. Le prêtre Éli, voyant ses lèvres bouger, la crut ivre. Imaginez venir à l'église le cœur lourd et être jugée au lieu d'être consolée ! Pourtant, Anne ne se laissa pas emporter par la colère. Elle expliqua simplement : « J'ai épanché mon âme devant le Seigneur . » Elle demeura humble dans sa prière. Je pense que nous pouvons tirer des leçons de son attitude intérieure devant Dieu. Le livre des Lamentations (2,19) nous rappelle : « Répands ton cœur comme de l'eau devant la présence du Seigneur . » S'abandonner à Dieu apporte véritablement la guérison intérieure et la libération.

La fidélité et l'humilité engendrent l'espoir : la fidélité et l'humilité d'Anne ont touché les cœurs. Éli, qui l'avait d'abord jugée, est devenu pour elle une source de bénédiction et a prié pour que Dieu exauce sa demande. Anne a quitté le temple avec un esprit renouvelé et le cœur rempli d'espoir. L'histoire d'Anne est une invitation à confier à Dieu ce qu'il y a de plus profond en nous.

L'autorité de Jésus à la synagogue : Dans l'Évangile de Marc, nous découvrons le pouvoir libérateur de Jésus. Il vient d'appeler ses premiers disciples et, ensemble, ils entrent dans la synagogue de Capharnaüm. Tandis qu'il enseigne, la foule est frappée par la puissance de ses paroles. Pendant que Jésus prêche, l'esprit impur qui tourmente un homme crie. Mais Jésus ne se laisse pas déstabiliser par sa réaction. D'un simple ordre : « Silence ! Sors de cet homme ! », il libère l'homme. La foule est stupéfaite par l'autorité et la compassion qui émanent de la voix de Jésus.

Contrairement à Anne, qui pouvait prier, cet homme était si asservi qu'il ne pouvait même pas demander de l'aide. Son incapacité à le faire n'a pas empêché Jésus d'agir en sa faveur. Son histoire nous montre que Dieu vient à notre secours même lorsque nous n'avons plus la force de crier vers lui.

Les lectures d'aujourd'hui nous enseignent que Dieu nous rencontre dans les moments les plus ordinaires de notre vie. Il peut arriver que notre foi soit mise à l'épreuve par l'incompréhension, voire par le ridicule. Souvenons-nous toujours que Dieu ne nous abandonne jamais.

Hannah nous rappelle que nous pouvons prier même lorsque les mots nous manquent . Dieu répond à nos humbles prières. Jésus nous révèle la véritable autorité de Dieu ; sa parole nous libère, nous éclaire et nous rend notre dignité.

En ce début d'année, puissions-nous, à l'exemple d'Anne, ouvrir nos cœurs à Dieu. Lorsque nous nous tournons vers lui dans la prière et que nous nous ouvrons à sa Parole, une vie nouvelle commence à naître en nous.


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Une Vie Nouvelle Commence lorsque Nous Nous Soumettons à Dieu. (1 Samuel 1:9-20. Marc 1:21-28).

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