Friday, January 30, 2026

Le Mystère du Royaume de Dieu à travers des Paraboles. Marc 4:26–34 .


Frères et sœurs, dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus raconte deux courtes paraboles sur le mystère du Royaume de Dieu. Il illustre son enseignement par des exemples concrets tirés de la vie agricole. Nous avons tous déjà vu une graine semée en terre. Elle germe lentement. Le cultivateur ne voit que la pousse et la plante adulte. Ce qui se passe à l’intérieur du sol demeure un mystère. Bien que la science permette aujourd’hui, à des fins expérimentales, d’utiliser des appareils pour observer les graines à différents stades de leur croissance, même dans ce cas, ce qui se passe avec les graines dépasse ce que la science peut mesurer et comprendre. Il en va de même pour le Royaume de Dieu. Nous ne pouvons percevoir tout le mystère avec nos yeux nus. Il nous faut les yeux de la foi, les yeux du cœur.

Jésus illustre ensuite son enseignement par l'image de la graine de moutarde. Cette minuscule graine qui devient un arbre immense est peut-être l'image la plus puissante pour illustrer comment le Royaume de Dieu grandit silencieusement et lentement au milieu des événements du monde actuel. Ainsi, Jésus s'adresse directement à nos angoisses et à nos espoirs les plus profonds en tant que disciples.

Dans la première parabole, Jésus compare le royaume de Dieu à un homme qui sème de la semence en terre. Puis il se couche. Il se réveille. Les jours passent. Et sans vraiment comprendre comment la semence germe et grandit, il laisse la terre « produire d'elle-même », dit Jésus. Le semeur ne maîtrise pas le processus. Il ne tire pas les tiges vers le haut pour les faire pousser plus vite. Il fait simplement confiance à la semence, à la terre et à la puissance cachée de Dieu en eux.

Combien de fois agissons-nous comme si la croissance du royaume de Dieu dépendait entièrement de nous ? Nous nous inquiétons lorsque nos efforts semblent vains, lorsque nos prières restent sans réponse, lorsque notre témoignage est ignoré, lorsque nos communautés sont en difficulté. Mais Jésus nous rappelle : le royaume ne grandit pas par notre force, mais par la fidélité de Dieu. Notre rôle est de semer, de vivre avec intégrité, de dire la vérité avec amour, de faire preuve de miséricorde, et enfin de faire confiance. Le reste est entre les mains de Dieu.

Jésus nous dit alors que le royaume est comme une graine de moutarde, la plus petite de toutes, qui devient un grand arbuste où les oiseaux trouvent refuge. C'est une histoire d'espérance démesurée. Elle n'a rien à voir avec la « prospérité instantanée » prônée par certains aujourd'hui. Dieu n'a pas besoin de grands podiums ni de personnes parfaites. Il agit par de petits actes de foi : une parole bienveillante, un silence patient, la décision de pardonner, un « oui » discret à son appel. De ces humbles débuts naît quelque chose d'immense, offrant ombre et abri à autrui.

Il est important de noter que Jésus n'a pas prêché ces paraboles à des théologiens ou à des chefs. Il s'adressait à des gens ordinaires : agriculteurs, pêcheurs, mères, ouvriers, qui connaissaient la signification des semences et de la terre. Cela signifie qu'il nous rencontre là où nous sommes et qu'il nous appelle à la fidélité dans nos activités quotidiennes.

Alors, si vous vous sentez découragé aujourd'hui, si vos efforts vous semblent vains, si votre foi vous paraît fragile, souvenez-vous : Dieu aime les petits commencements. Il ne demande pas la perfection, mais notre confiance. Continuons donc à semer la parole de Dieu, en commençant par votre propre vie ; laissons-la prendre racine dans votre cœur et y mûrir. Les fruits de la Parole de Dieu se font attendre et requièrent donc de la patience. Ce même Dieu qui fait pousser une semence cachée est à l'œuvre en vous, en moi, dans nos familles, dans nos communautés.

Que faire lorsqu'on ne constate aucune croissance ? Il faut garder son calme et se rappeler que la parole de Dieu portera ses fruits en son temps. Notre devoir est de contribuer à l'œuvre de Dieu en laissant sa parole transformer nos vies jour après jour. Le royaume grandit, même maintenant. Car le combat, la moisson, la victoire… appartiennent au Seigneur.

Amen.

Prions :

Seigneur Jésus, sème ta parole dans nos cœurs. Apprends-nous à avoir confiance en ton œuvre cachée en nous et dans le monde. Puissions-nous apprendre la fidélité dans les petites choses. Donne-nous la patience tandis que ta grâce prend racine et grandit. Fais de nos vies un refuge pour les autres. Répands ta moisson en nous, dans nos familles et dans notre paroisse. Tu vis et règnes pour les siècles des siècles. Amen.

 


The Quiet Power of God’s Kingdom Mark 4:26–34.

                

Brothers and sisters, in today’s Gospel, Jesus tells two short parables about the mystery of the Kingdom of God. He illustrates his teaching using daily realities from farming. We have experienced the idea of planting a seed in soil. It grows slowly. The farmer only sees the sprout and the grown plant. What happens inside the soil remains a mystery. Although today science allows, for experimental purposes, the use of devices to monitor seeds at their various stages of growth. Yet, even in this case, what happens with the seeds goes beyond what science can measure and understand. And likewise it is with the Kingdom of God. We cannot perceive the entire mystery with our naked eyes. It required the eyes of faith, the eyes of the heart.

Jesus further illustrates his teaching using the "image of a mustard seed". A very tiny seed that grows into a very huge tree is perhaps the most powerful image to illustrate how the Kingdom of God is growing silently and slowly in the midst of all the events of the world today. So, Jesus is actually speaking directly to our deepest anxieties and hopes as disciples.

In the first parable, Jesus says the kingdom of God is like a man who scatters seed on the ground. Then he goes to bed. He wakes up. Days pass. And without fully understanding how the seed sprouts and grows. The earth itself “produces by itself,” Jesus says. The farmer doesn’t control the process. He doesn’t pull the stalks upward to make them grow faster. He simply trusts the seed and the soil, and God’s hidden power within them.

How often do we act as if the growth of God’s kingdom depends entirely on us? We worry when our efforts seem fruitless, when our prayers feel unanswered, when our witness is ignored, when our communities struggle. But Jesus reminds us: the kingdom grows not by our strength, but by God’s faithfulness. Our role is to sow, to live with integrity, to speak truth in love, to show mercy, and then to trust. The rest is in God’s hands.

Then Jesus tells us the kingdom is like a mustard seed, the smallest of all seeds, yet it becomes a great shrub where birds find shelter. This is a story about disproportionate hope. It has nothing to do with "instant prosperity" preached by some people in our world today. God doesn’t need grand platforms or perfect people. He works through small acts of faith: a kind word, a patient silence, a decision to forgive, a quiet “yes” to His call. From such tiny beginnings, something expansive takes root, offering shade and refuge to others.

It is important also to note that Jesus didn’t preach these parables to theologians or rulers. He spoke to ordinary people, farmers, fishermen, mothers, laborers, who understood seeds and soil. It means that He meets us where we are. And He calls us to be faithful in the ordinary activities.

So, if you feel discouraged today, if your efforts seem small, if your faith feels weak, remember: God specializes in small beginnings. He doesn’t ask for perfection. He asks for our trust. So, let us keep sowing the seed of the word of God, starting in your life; allow it to take root in your heart and mature. The fruits of the Word of God take time and, therefore, require patience.  The same God who brings harvest from a hidden seed is at work in you, and I, in our families, in our communities.

And what should you do when you can’t see the growth? We should remain calm, reminding ourselves that the word of God will yield its fruits at the appointed time. Our duty is to contribute to the work of God by allowing His word to transform our lives day by day. The kingdom is growing, even now. Because the battle, the harvest, the victory… belongs to the Lord.

Amen.

Let us Pray:

Lord Jesus, sow your word in our hearts. Teach us to trust your hidden work in us and in the world. May we learn to be faithful in small things. Give us patience while your grace takes root and grows. Make our lives a shelter for others. Bring your harvest in us, in our families, and in our parish. You live and reign forever and ever. Amen.


Saturday, January 17, 2026

Jésus n'est Pas Venu Appeler les Justes, mais les Pécheurs. (Marc 2,13-17 )

Il y a quelque temps, un groupe d'adolescents s'était rassemblé devant la salle paroissiale après la soirée annuelle des jeunes. Une jeune fille, les bras croisés et le regard baissé, semblait errer à l'écart. Elle n'avait pas prononcé un mot durant toute la soirée. Son silence et son visage triste attirèrent l'attention. Plus tard, une bénévole me confia qu'elle venait de revenir après des années d'absence, chassée de chez elle par ses parents, aux prises avec des addictions et se demandant si sa vie avait du sense et si elle avait encore sa place à l'église. « Je ne pense pas que Jésus voudrait de quelqu'un comme moi auprès de Lui », murmura-t-elle à la bénévole. C'est précisément le genre de personne avec laquelle Jésus partage un repas dans l'Évangile d'aujourd'hui.

Marc nous rapporte qu'après avoir appelé Lévi, collecteur d'impôts, collaborateur de l'Empire romain, homme méprisé comme traître et imposteur par ses compatriotes, Jésus ne le tient pas à distance. Il se rend chez lui et partage un repas avec lui. S'asseoir à table et dîner avec quelqu'un est un signe d'amitié, d'amour et de communion. Et à cette table se trouvent « beaucoup de collecteurs d'impôts et de pécheurs ». Être à table avec Jésus signifie beaucoup pour eux. On peut imaginer ce qu'ils ont dû ressentir, la joie qui rayonnait sur leurs visages, assis si près de Jésus, un homme dont la renommée avait attiré tant d'attention.

Cette situation inattendue scandalisa les pharisiens. « Pourquoi mange-t-il avec de telles personnes ? » demandèrent-ils.

Mais la réponse de Jésus révèle l'amour de Dieu pour les pécheurs, ceux qui se trouvent en marge de la société : « Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. »

Jésus les rencontre dans leur désarroi et les appelle par leur nom . Lévi ne devient pas saint avant de suivre Jésus. Il a ressenti librement l'amour de Jésus et a décidé de le suivre. Et sa guérison commence ici.

Voilà le cœur de l'Évangile. La grâce de Dieu n'est pas une récompense pour une bonne conduite. C'est la bouée de sauvetage lancée à ceux qui se noient dans les fleuves de ce monde, dans le péché et toutes ses conséquences. Il nous est rappelé que l'Église n'est pas un musée pour les saints, mais un hôpital de campagne pour les blessés, comme le disait souvent le pape François.

Cet Évangile nous révèle aussi le mystère de l'Eucharistie. Elle n'est pas une récompense pour les parfaits, mais un remède pour les faibles, une nourriture pour notre pèlerinage terrestre et un avant-goût du banquet où tous ceux qui ont soif de la miséricorde de Dieu seront accueillis et servis.

Alors, demandez-vous : « Est-ce que vous hésitez parce que vous vous sentez indigne de venir à Jésus ? Écoutez ceci : votre conscience de votre besoin d'être pardonné et sauvé est votre préparation. Par conséquent, venez tel que vous êtes. »

Si vous êtes tenté de juger qui a sa place à table, rappelez-vous que nous n'avons pas mérité notre place. Nous avons été invités non pas parce que nous sommes irréprochables, mais parce que nous sommes aimés.

Croisez-vous les « Levi's » de notre époque, les exclus, les déshonorés, ceux que le monde rejette ? Jésus est déjà assis avec eux et nous invite à le rejoindre.

En fin de compte, nous comprenons que la sainteté ne consiste pas à éviter les pécheurs. Il s'agit de les aimer comme Jésus les aime, d'être suffisamment proches pour partager un repas, suffisamment proches pour transformer une vie. La sainteté, c'est aussi reconnaître notre péché et accepter que le Christ partage notre table et nos paroles pour nous nourrir spirituellement.

Et peut-être, qui sait, que ce pécheur qu'Il appelle… c'est vous. Tant mieux. Il nous attendait, vous et moi. Puissions-nous ne plus tarder à répondre à son invitation.

 


Jesus Came not to Call the Righteous, but Sinners (Mark 2:13–17 ).

Some time ago, a group of teenagers gathered outside a parish hall after the annual youth night event. One girl was seen lingering near the edge, with her arms crossed and eyes down. She hadn’t spoken all evening. Her silence and sad face drew attention. Later, a volunteer told me she’d just returned after years away, kicked out of her home by her parents, struggling with addictions, and unsure if she still belonged in church. “I didn’t think Jesus would want someone like me around,” she murmured silently with the parish volunteer. This is the exact kind of person Jesus sits down to eat with in today’s Gospel.

Mark tells us that after calling Levi, a tax collector, a collaborator of the Roman Empire, a man despised as a traitor and a cheater by his compatriots, Jesus doesn’t keep him at arm’s length. He goes to his house and shares a meal. Sitting at the table and dining with someone is a sign of friendship, love, and communion. And at that table are “many tax collectors and sinners.”  Being at the table with Jesus means a lot for them. We can imagine how they must have felt, the joy that radiated on their faces, sitting very close to Jesus, a man whose fame had drawn a lot of attention.

This unexpected situation scandalized the Pharisees. “Why does he eat with such people?” they asked.

But Jesus’ reply reveals the heart of God for sinners, those at the margins of society: “Those who are well do not need a physician, but the sick. I did not come to call the righteous, but sinners.”

Jesus meets them in their mess and calls them by name. Levi doesn’t become holy before he follows Jesus.  He felt Jesus's love freely and decided to follow him. And his healing begins here.

This is the heart of the Gospel. God’s grace isn’t a reward for good behavior. It’s the lifeline thrown to those drowning in the rivers of this world, in sin with all its ramifications. We are reminded that the Church isn’t a museum for saints, it’s a field hospital for the wounded, as late Pope Francis often said.

This Gospel reveals to us also the mystery of the Eucharist. It’s not a prize for the perfect. It’s medicine for the weak, food for our earthly pilgrimage, and a foretaste of the banquet where all who hunger for God’s mercy will be seated and served.

So, ask yourself: “Are you holding back because you feel unworthy to come to Jesus? Hear this: your awareness of your need to be forgiven and saved is your readiness. Therefore, come as you are.

If you are tempted to judge who “belongs” at the table or not, remember, none of us earned our place. We were invited not because we’re clean, but because we’re loved.

Are you walking past the “Levis” of our day, the outcast, the shamed, the ones the world writes off? Jesus is already sitting with them and invites us to join Him.

In the end, we can realize that holiness isn’t about avoiding sinners. It’s about loving them as Jesus does, close enough to share a meal, close enough to change a life. Holiness is also about acknowledging our sinfulness and accepting that Christ dines with us, shares His words with us to nourish us all.

And maybe, just maybe, that sinner He’s calling… is you.  Good. He’s been waiting for you and me. May we not delay his invitation further.

 


Friday, January 16, 2026

Le Courage d'Amener les Brisés et les Paralysés de la Vie à Jésus . ( Marc 2:1-12)

Il y a quelques années, j'ai rencontré une femme qui n'était pas allée à la messe depuis plus de dix ans. Elle m'a confié qu'elle avait cessé de venir non pas par perte de foi, mais parce qu'elle se sentait trop brisée, trop accablée par la culpabilité et les regrets, pour se tenir au milieu de personnes qui semblaient épanouies. « Je ne pensais pas que Dieu voulait de moi», a-t-elle dit. C'est ce genre de silence que Jésus rompt dans l'Évangile d'aujourd'hui.

Dans Marc 2, nous rencontrons un homme paralysé . Il ne peut ni marcher ni atteindre Jésus. Quatre hommes, probablement des amis ou des proches, l'amènent à lui. Mais un obstacle majeur se dresse devant eux : une foule immense entoure Jésus, l'empêchant de l'approcher. Loin de se décourager, ces quatre hommes font preuve d'ingéniosité. Ils grimpent sur le toit, déchirent des tuiles et le descendent au milieu de la foule, aux pieds du Christ.

La puissance de l'amour et de la foi créatrice : Ces quatre hommes nous enseignent que lorsque nous aimons les gens, rien ne nous empêche de les aider. Le plus beau soutien que nous puissions offrir, surtout à ceux que les circonstances (péchés, maladie, perte d'emploi, souffrance, divorce, etc.) rendent vulnérables, est de les amener à Jésus, en les portant dans notre cœur par la prière. Des obstacles surgiront sur notre chemin de foi. C'est alors que nous devons faire preuve de plus de créativité. Au lieu de baisser les bras, comme le font souvent les hommes, efforçons-nous d'aider autrui.

Et que dit Jésus en premier ? On aurait pu penser qu’il lui dirait : « Lève-toi. Sois guéri. » Au lieu de cela, il dit : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » À l’époque de Jésus, certains associaient facilement la maladie au péché. On considérait quelqu’un comme malade à cause de ses péchés. Bien que cela puisse parfois être vrai, ce n’est pas toujours le cas. Ce que Jésus a fait dépasse de loin ce que beaucoup pensaient alors.

Cela pourrait nous surprendre. Le paralysé fut amené à Jésus pour être guéri, et Jésus commença par lui offrir son pardon. Il voyait ce que personne d'autre ne pouvait voir : la paralysie profonde, l'isolement, la honte, le sentiment d'indignité de s'approcher de Dieu. Et avant même de toucher le corps, il guérit l'âme.

Les scribes murmurent : « Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Précisément. C'est là le point essentiel. Jésus n'est pas seulement un guérisseur. Il est Dieu avec nous, incarnant la miséricorde divine avec des lèvres humaines.

Le pouvoir guérisseur de Jésus : Puis il dit : « Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. » Et l'homme obéit. Non seulement il marche, mais il emporte avec lui son passé, désormais transformé. Le brancard qui retenait jadis son désespoir devient le symbole d'une vie nouvelle.

Cette histoire ne se résume pas à un miracle d'autrefois. Elle parle de la façon dont le Christ nous rejoint aujourd'hui, malgré nos faiblesses et notre incapacité à aller à lui.

Peut-être vous sentez-vous bloqué par l'échec, la dépendance et addiction, le deuil ou les regrets. Peut-être avez-vous essayé de prier, mais c'est comme crier dans le vide. Ou peut-être n'êtes-vous pas vous-même concerné, mais vous connaissez quelqu'un qui l'est : un ami, un enfant maltraité par ses parents et des adultes, un voisin en difficulté, etc.

Jésus nous demande : Les porterez-vous ? Serez-vous les mains qui les élèveront vers Dieu, la voix qui insistera : « Il y a de la place pour vous auprès de Jésus, même s’il faut percer le toit » ?

Et à celles et ceux qui se sentent trop brisés pour se manifester : écoutez ceci. Vous n’avez pas besoin d’être guéris pour être pardonnés. Vous n’avez pas besoin d’être dignes d’être accueillis par Jésus. Jésus vous voit comme un enfant à aimer, et non comme un problème à résoudre. Il voit votre valeur là où d’autres ne voient que votre handicap.

Alors, venez avec votre paralysie. Venez avec vos doutes. Venez avec vos amis. Gravissez le toit de la foi s'il le faut. Car ici, en ce lieu, en cet instant, aujourd'hui, le Christ vous dit :
« Vos péchés sont pardonnés. Levez-vous. Marchez. Rentrez chez vous, auprès de votre Père céleste, auprès de votre dignité, auprès de votre vie. » Et lorsque vous le ferez, ne cachez pas votre tapis. Portez-le comme un témoignage d'espoir avec joie :
« J'étais enchaîné. Maintenant je suis libre. Et tout a commencé lorsqu'une personne a cru suffisamment pour nous deux. »

 

 

Prions le Seigneur:

Seigneur Jésus,
je te confie ma faiblesse et mon silence. Je te confie aussi ceux que je porte dans mon cœur. Pardonne ce qui m'entrave. Fortifie ce qui semble incapable de bouger. Donne-moi une foi qui persévère quand le chemin est obstrué. Apprends-moi à faire confiance à ta miséricorde aujourd'hui.

The Courage to Bring the Broken and Paralyzed to Jesus. (Mark 2:1–12)

      

A few years ago, I met a woman who hadn’t been to Mass in over a decade. She told me she’d stopped coming not because she lost faith, but because she felt too broken, too weighed down by guilt and regret, to stand among people who seemed whole. “I didn’t think God would want me,” she said. That’s the kind of silence Jesus breaks in today’s Gospel.

In Mark 2, we meet a paralyzed man. He can’t walk. But more than that, he can’t get to Jesus. Four men, who were probably his friends or relatives, brought him to Jesus.  But they face a major obstacle. A large crowd surrounded Jesus to the point that there was no access to Him.  These four men were not discouraged by this obstacle. Instead, they become creative. They climb onto the roof, tear through tiles, and lower him right into the middle of the crowd, right at the feet of Christ.

The Power of Love and Creative Faith: These four men teach us that when we love people, we will not let anything deter us from helping them. The most beautiful aid we can offer, especially to those who have been incapacitated by situations (sins, sickness, loss of job, brokenness, divorce, etc.), is to bring them to Jesus, carrying them in our heart in prayer. Obstacles would arise in our journey of faith. It is then that we should be more creative. Instead of giving up, as men do, we should make the effort to help others.

And what does Jesus say first? One would have thought that Jesus would tell him, “Rise up.” “Be healed.” Instead, He says: “Child, your sins are forgiven.” In Jesus' time, some people easily associated sickness with sin. One is considered sick because of his or her sins. While this can sometimes be true, it is not always true. What Jesus did is far more than what many were thinking by then.

Now, that might surprise us. The paralyzed man was brought to Jesus for healing, and Jesus first offered forgiveness.  He sees what no one else can: the deeper paralysis, the isolation, the shame, the sense of being unworthy to approach God. And before He touches the body, He heals the soul.

The scribes murmur: “Who can forgive sins but God alone?” Exactly. That’s the point. Jesus isn’t just a healer. He is God-with-us, speaking divine mercy with human lips.

The Healing Power of Jesus: Then He says, “Stand up, take your mat, and go home.”
And the man does. Not only is he walking, but he’s carrying his past with him, now transformed. The mat that once held his helplessness becomes a sign of new life.

This story isn’t just about one miracle long ago. It’s about how Christ meets us today in our own brokenness and our inability to walk to Him.

Maybe you feel stuck by failure, addiction, grief, or regret. Maybe you’ve tried to pray, but it feels like shouting through a ceiling. Or maybe you’re not the one on the mat, but you know someone who is; it could be a friend, a child maltreated by parents and adults, a neighbor in difficulty, etc.

Jesus asks us: Will you carry them? Will you be the hands that lift them up to God, the voice that insists, “There’s room for you with Jesus, even if we have to break through the roof”?

And to those who feel too broken to come forward: hear this. You don’t need to be fixed to be forgiven. You don’t need to be worthy to be welcomed by Jesus. Jesus sees you as a child to love and not as a problem to solve. He sees your worth where others see only your handicap.

So bring your paralysis. Bring your doubts. Bring your friends. Climb the roof of faith if you must. Because here, in this place, in this moment, today, Christ is saying to you:
“Your sins are forgiven. Rise. Walk. Go home, to your Father in Heaven, to your dignity, to your life.”

And when you do, don’t hide your mat. Carry it as a witness of hope with Joy:
“I was bound. Now I am free. And it began when someone believed enough for both of us.”

 

 

Let us Pray:

Lord Jesus,
I place before you my weakness and my silence.
I bring also those I carry in my heart.
Forgive what binds me.
Strengthen what feels unable to move.
Give me faith that persists when the way is blocked.
Teach me to trust your mercy today.

Thursday, January 15, 2026

The God who Touches the Untouchable. (Mark 1:40–45)

Dear friends in Christ,

In today’s Gospel we meditate on the encounter that radically transformed the life of a leper.  He came to Jesus with humility and submissiveness. He kneels before Jesus and says, “If you choose, you can make me clean.”  He doesn’t ask to be healed, but rather to be clean. In his world, leprosy meant more than physical illness. It meant exclusion from the temple, from family bond, and the community at large. He was ritually unclean, forced to live outside the towns, shouting “Unclean!” to warn others away. His deepest wound wasn’t his just his skin infection; it was his isolation.

Mark doesn’t tell us if he had previously heard about Jesus. But we can suppose that the new of what Jesus was doing must have reached his ear. He heard the Good News through others and now wants to see experience by himself what he heard. His experience is strong demonstration of the importance of experience in the domain of faith. We can hear beautiful sermons, etc. and be touched on the spot. However, until one experiences personally the encounter with Jesus, faith might remain more of “hear-say” than experiential knowledge.

Jesus responds immediately. He stretches out His hand and touches him. That act alone would have shocked everyone. According to Jewish law, touching a leper made you unclean. But here, holiness flows from Jesus outward. Instead of becoming defiled, He makes the man clean. The Greek verb is katharizō, to cleanse, purify, restore. Jesus doesn’t just fix a body; He restores a person to full belonging. With him there is life in full.

Mark tells us Jesus was “moved with pity”, the Greek word splagchnizomai means deep, visceral compassion, the kind that stirs the gut. This isn’t just feeling of sympathy. Jesus sees the man’s suffering and acts from the core of His being. “I do will it,” He says. “Be made clean.” And it happens at once. The lepers prayer “If you choose, you can make me clean” is the type of prayer that touches the heart of God.

Then Jesus gives him a clear instruction: “See that you tell no one anything, but go, show yourself to the priest and offer for your cleansing what Moses commanded, as a testimony to them.” Jesus sends him back into the religious and social order to obey, to bear witness through faithful action.

But the man goes out and begins to proclaim the story freely. His excitement is understandable, but the result is unintended: “Jesus could no longer openly enter a town but stayed out in deserted places.” The healer is now driven to the margins, the very place the leper once occupied.

This passage invites us to reflect on how we approach God and receive grace. Do we go to God with humility, self-abandonment or with the mentality of entitlement, enumerating our supposed righteous actions? Do we accept God’s grace with gratitude and obedience, or do we rush ahead with our own plans? The man wasn’t punished; his joy was real. But his actions had consequences. True discipleship includes listening to what Jesus asks after the miracle.

In this season of Ordinary Time, when we walk with Jesus in the daily rhythm of His mission, let us remember: He still reaches out to touch those the world pushes aside. May we be courageous enough to identify our own leprosy, whatever that separates us from others, isolates us from our community and most especially from God could be tagged "leprosy".  Jesus still says, “I do will it, be cleansed.” And He still calls us not only to receive His mercy but to respond with humility, patience, and faithfulness. Not just to tell what He has done, but to live it.

 

Le Mystère du Royaume de Dieu à travers des Paraboles. Marc 4:26–34 .

Frères et sœurs, dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus raconte deux courtes paraboles sur le mystère du Royaume de Dieu. Il illustre son en...