Saturday, January 17, 2026

Jésus n'est Pas Venu Appeler les Justes, mais les Pécheurs. (Marc 2,13-17 )

Il y a quelque temps, un groupe d'adolescents s'était rassemblé devant la salle paroissiale après la soirée annuelle des jeunes. Une jeune fille, les bras croisés et le regard baissé, semblait errer à l'écart. Elle n'avait pas prononcé un mot durant toute la soirée. Son silence et son visage triste attirèrent l'attention. Plus tard, une bénévole me confia qu'elle venait de revenir après des années d'absence, chassée de chez elle par ses parents, aux prises avec des addictions et se demandant si sa vie avait du sense et si elle avait encore sa place à l'église. « Je ne pense pas que Jésus voudrait de quelqu'un comme moi auprès de Lui », murmura-t-elle à la bénévole. C'est précisément le genre de personne avec laquelle Jésus partage un repas dans l'Évangile d'aujourd'hui.

Marc nous rapporte qu'après avoir appelé Lévi, collecteur d'impôts, collaborateur de l'Empire romain, homme méprisé comme traître et imposteur par ses compatriotes, Jésus ne le tient pas à distance. Il se rend chez lui et partage un repas avec lui. S'asseoir à table et dîner avec quelqu'un est un signe d'amitié, d'amour et de communion. Et à cette table se trouvent « beaucoup de collecteurs d'impôts et de pécheurs ». Être à table avec Jésus signifie beaucoup pour eux. On peut imaginer ce qu'ils ont dû ressentir, la joie qui rayonnait sur leurs visages, assis si près de Jésus, un homme dont la renommée avait attiré tant d'attention.

Cette situation inattendue scandalisa les pharisiens. « Pourquoi mange-t-il avec de telles personnes ? » demandèrent-ils.

Mais la réponse de Jésus révèle l'amour de Dieu pour les pécheurs, ceux qui se trouvent en marge de la société : « Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. »

Jésus les rencontre dans leur désarroi et les appelle par leur nom . Lévi ne devient pas saint avant de suivre Jésus. Il a ressenti librement l'amour de Jésus et a décidé de le suivre. Et sa guérison commence ici.

Voilà le cœur de l'Évangile. La grâce de Dieu n'est pas une récompense pour une bonne conduite. C'est la bouée de sauvetage lancée à ceux qui se noient dans les fleuves de ce monde, dans le péché et toutes ses conséquences. Il nous est rappelé que l'Église n'est pas un musée pour les saints, mais un hôpital de campagne pour les blessés, comme le disait souvent le pape François.

Cet Évangile nous révèle aussi le mystère de l'Eucharistie. Elle n'est pas une récompense pour les parfaits, mais un remède pour les faibles, une nourriture pour notre pèlerinage terrestre et un avant-goût du banquet où tous ceux qui ont soif de la miséricorde de Dieu seront accueillis et servis.

Alors, demandez-vous : « Est-ce que vous hésitez parce que vous vous sentez indigne de venir à Jésus ? Écoutez ceci : votre conscience de votre besoin d'être pardonné et sauvé est votre préparation. Par conséquent, venez tel que vous êtes. »

Si vous êtes tenté de juger qui a sa place à table, rappelez-vous que nous n'avons pas mérité notre place. Nous avons été invités non pas parce que nous sommes irréprochables, mais parce que nous sommes aimés.

Croisez-vous les « Levi's » de notre époque, les exclus, les déshonorés, ceux que le monde rejette ? Jésus est déjà assis avec eux et nous invite à le rejoindre.

En fin de compte, nous comprenons que la sainteté ne consiste pas à éviter les pécheurs. Il s'agit de les aimer comme Jésus les aime, d'être suffisamment proches pour partager un repas, suffisamment proches pour transformer une vie. La sainteté, c'est aussi reconnaître notre péché et accepter que le Christ partage notre table et nos paroles pour nous nourrir spirituellement.

Et peut-être, qui sait, que ce pécheur qu'Il appelle… c'est vous. Tant mieux. Il nous attendait, vous et moi. Puissions-nous ne plus tarder à répondre à son invitation.

 


Jesus Came not to Call the Righteous, but Sinners (Mark 2:13–17 ).

Some time ago, a group of teenagers gathered outside a parish hall after the annual youth night event. One girl was seen lingering near the edge, with her arms crossed and eyes down. She hadn’t spoken all evening. Her silence and sad face drew attention. Later, a volunteer told me she’d just returned after years away, kicked out of her home by her parents, struggling with addictions, and unsure if she still belonged in church. “I didn’t think Jesus would want someone like me around,” she murmured silently with the parish volunteer. This is the exact kind of person Jesus sits down to eat with in today’s Gospel.

Mark tells us that after calling Levi, a tax collector, a collaborator of the Roman Empire, a man despised as a traitor and a cheater by his compatriots, Jesus doesn’t keep him at arm’s length. He goes to his house and shares a meal. Sitting at the table and dining with someone is a sign of friendship, love, and communion. And at that table are “many tax collectors and sinners.”  Being at the table with Jesus means a lot for them. We can imagine how they must have felt, the joy that radiated on their faces, sitting very close to Jesus, a man whose fame had drawn a lot of attention.

This unexpected situation scandalized the Pharisees. “Why does he eat with such people?” they asked.

But Jesus’ reply reveals the heart of God for sinners, those at the margins of society: “Those who are well do not need a physician, but the sick. I did not come to call the righteous, but sinners.”

Jesus meets them in their mess and calls them by name. Levi doesn’t become holy before he follows Jesus.  He felt Jesus's love freely and decided to follow him. And his healing begins here.

This is the heart of the Gospel. God’s grace isn’t a reward for good behavior. It’s the lifeline thrown to those drowning in the rivers of this world, in sin with all its ramifications. We are reminded that the Church isn’t a museum for saints, it’s a field hospital for the wounded, as late Pope Francis often said.

This Gospel reveals to us also the mystery of the Eucharist. It’s not a prize for the perfect. It’s medicine for the weak, food for our earthly pilgrimage, and a foretaste of the banquet where all who hunger for God’s mercy will be seated and served.

So, ask yourself: “Are you holding back because you feel unworthy to come to Jesus? Hear this: your awareness of your need to be forgiven and saved is your readiness. Therefore, come as you are.

If you are tempted to judge who “belongs” at the table or not, remember, none of us earned our place. We were invited not because we’re clean, but because we’re loved.

Are you walking past the “Levis” of our day, the outcast, the shamed, the ones the world writes off? Jesus is already sitting with them and invites us to join Him.

In the end, we can realize that holiness isn’t about avoiding sinners. It’s about loving them as Jesus does, close enough to share a meal, close enough to change a life. Holiness is also about acknowledging our sinfulness and accepting that Christ dines with us, shares His words with us to nourish us all.

And maybe, just maybe, that sinner He’s calling… is you.  Good. He’s been waiting for you and me. May we not delay his invitation further.

 


Friday, January 16, 2026

Le Courage d'Amener les Brisés et les Paralysés de la Vie à Jésus . ( Marc 2:1-12)

Il y a quelques années, j'ai rencontré une femme qui n'était pas allée à la messe depuis plus de dix ans. Elle m'a confié qu'elle avait cessé de venir non pas par perte de foi, mais parce qu'elle se sentait trop brisée, trop accablée par la culpabilité et les regrets, pour se tenir au milieu de personnes qui semblaient épanouies. « Je ne pensais pas que Dieu voulait de moi», a-t-elle dit. C'est ce genre de silence que Jésus rompt dans l'Évangile d'aujourd'hui.

Dans Marc 2, nous rencontrons un homme paralysé . Il ne peut ni marcher ni atteindre Jésus. Quatre hommes, probablement des amis ou des proches, l'amènent à lui. Mais un obstacle majeur se dresse devant eux : une foule immense entoure Jésus, l'empêchant de l'approcher. Loin de se décourager, ces quatre hommes font preuve d'ingéniosité. Ils grimpent sur le toit, déchirent des tuiles et le descendent au milieu de la foule, aux pieds du Christ.

La puissance de l'amour et de la foi créatrice : Ces quatre hommes nous enseignent que lorsque nous aimons les gens, rien ne nous empêche de les aider. Le plus beau soutien que nous puissions offrir, surtout à ceux que les circonstances (péchés, maladie, perte d'emploi, souffrance, divorce, etc.) rendent vulnérables, est de les amener à Jésus, en les portant dans notre cœur par la prière. Des obstacles surgiront sur notre chemin de foi. C'est alors que nous devons faire preuve de plus de créativité. Au lieu de baisser les bras, comme le font souvent les hommes, efforçons-nous d'aider autrui.

Et que dit Jésus en premier ? On aurait pu penser qu’il lui dirait : « Lève-toi. Sois guéri. » Au lieu de cela, il dit : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » À l’époque de Jésus, certains associaient facilement la maladie au péché. On considérait quelqu’un comme malade à cause de ses péchés. Bien que cela puisse parfois être vrai, ce n’est pas toujours le cas. Ce que Jésus a fait dépasse de loin ce que beaucoup pensaient alors.

Cela pourrait nous surprendre. Le paralysé fut amené à Jésus pour être guéri, et Jésus commença par lui offrir son pardon. Il voyait ce que personne d'autre ne pouvait voir : la paralysie profonde, l'isolement, la honte, le sentiment d'indignité de s'approcher de Dieu. Et avant même de toucher le corps, il guérit l'âme.

Les scribes murmurent : « Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Précisément. C'est là le point essentiel. Jésus n'est pas seulement un guérisseur. Il est Dieu avec nous, incarnant la miséricorde divine avec des lèvres humaines.

Le pouvoir guérisseur de Jésus : Puis il dit : « Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. » Et l'homme obéit. Non seulement il marche, mais il emporte avec lui son passé, désormais transformé. Le brancard qui retenait jadis son désespoir devient le symbole d'une vie nouvelle.

Cette histoire ne se résume pas à un miracle d'autrefois. Elle parle de la façon dont le Christ nous rejoint aujourd'hui, malgré nos faiblesses et notre incapacité à aller à lui.

Peut-être vous sentez-vous bloqué par l'échec, la dépendance et addiction, le deuil ou les regrets. Peut-être avez-vous essayé de prier, mais c'est comme crier dans le vide. Ou peut-être n'êtes-vous pas vous-même concerné, mais vous connaissez quelqu'un qui l'est : un ami, un enfant maltraité par ses parents et des adultes, un voisin en difficulté, etc.

Jésus nous demande : Les porterez-vous ? Serez-vous les mains qui les élèveront vers Dieu, la voix qui insistera : « Il y a de la place pour vous auprès de Jésus, même s’il faut percer le toit » ?

Et à celles et ceux qui se sentent trop brisés pour se manifester : écoutez ceci. Vous n’avez pas besoin d’être guéris pour être pardonnés. Vous n’avez pas besoin d’être dignes d’être accueillis par Jésus. Jésus vous voit comme un enfant à aimer, et non comme un problème à résoudre. Il voit votre valeur là où d’autres ne voient que votre handicap.

Alors, venez avec votre paralysie. Venez avec vos doutes. Venez avec vos amis. Gravissez le toit de la foi s'il le faut. Car ici, en ce lieu, en cet instant, aujourd'hui, le Christ vous dit :
« Vos péchés sont pardonnés. Levez-vous. Marchez. Rentrez chez vous, auprès de votre Père céleste, auprès de votre dignité, auprès de votre vie. » Et lorsque vous le ferez, ne cachez pas votre tapis. Portez-le comme un témoignage d'espoir avec joie :
« J'étais enchaîné. Maintenant je suis libre. Et tout a commencé lorsqu'une personne a cru suffisamment pour nous deux. »

 

 

Prions le Seigneur:

Seigneur Jésus,
je te confie ma faiblesse et mon silence. Je te confie aussi ceux que je porte dans mon cœur. Pardonne ce qui m'entrave. Fortifie ce qui semble incapable de bouger. Donne-moi une foi qui persévère quand le chemin est obstrué. Apprends-moi à faire confiance à ta miséricorde aujourd'hui.

The Courage to Bring the Broken and Paralyzed to Jesus. (Mark 2:1–12)

      

A few years ago, I met a woman who hadn’t been to Mass in over a decade. She told me she’d stopped coming not because she lost faith, but because she felt too broken, too weighed down by guilt and regret, to stand among people who seemed whole. “I didn’t think God would want me,” she said. That’s the kind of silence Jesus breaks in today’s Gospel.

In Mark 2, we meet a paralyzed man. He can’t walk. But more than that, he can’t get to Jesus. Four men, who were probably his friends or relatives, brought him to Jesus.  But they face a major obstacle. A large crowd surrounded Jesus to the point that there was no access to Him.  These four men were not discouraged by this obstacle. Instead, they become creative. They climb onto the roof, tear through tiles, and lower him right into the middle of the crowd, right at the feet of Christ.

The Power of Love and Creative Faith: These four men teach us that when we love people, we will not let anything deter us from helping them. The most beautiful aid we can offer, especially to those who have been incapacitated by situations (sins, sickness, loss of job, brokenness, divorce, etc.), is to bring them to Jesus, carrying them in our heart in prayer. Obstacles would arise in our journey of faith. It is then that we should be more creative. Instead of giving up, as men do, we should make the effort to help others.

And what does Jesus say first? One would have thought that Jesus would tell him, “Rise up.” “Be healed.” Instead, He says: “Child, your sins are forgiven.” In Jesus' time, some people easily associated sickness with sin. One is considered sick because of his or her sins. While this can sometimes be true, it is not always true. What Jesus did is far more than what many were thinking by then.

Now, that might surprise us. The paralyzed man was brought to Jesus for healing, and Jesus first offered forgiveness.  He sees what no one else can: the deeper paralysis, the isolation, the shame, the sense of being unworthy to approach God. And before He touches the body, He heals the soul.

The scribes murmur: “Who can forgive sins but God alone?” Exactly. That’s the point. Jesus isn’t just a healer. He is God-with-us, speaking divine mercy with human lips.

The Healing Power of Jesus: Then He says, “Stand up, take your mat, and go home.”
And the man does. Not only is he walking, but he’s carrying his past with him, now transformed. The mat that once held his helplessness becomes a sign of new life.

This story isn’t just about one miracle long ago. It’s about how Christ meets us today in our own brokenness and our inability to walk to Him.

Maybe you feel stuck by failure, addiction, grief, or regret. Maybe you’ve tried to pray, but it feels like shouting through a ceiling. Or maybe you’re not the one on the mat, but you know someone who is; it could be a friend, a child maltreated by parents and adults, a neighbor in difficulty, etc.

Jesus asks us: Will you carry them? Will you be the hands that lift them up to God, the voice that insists, “There’s room for you with Jesus, even if we have to break through the roof”?

And to those who feel too broken to come forward: hear this. You don’t need to be fixed to be forgiven. You don’t need to be worthy to be welcomed by Jesus. Jesus sees you as a child to love and not as a problem to solve. He sees your worth where others see only your handicap.

So bring your paralysis. Bring your doubts. Bring your friends. Climb the roof of faith if you must. Because here, in this place, in this moment, today, Christ is saying to you:
“Your sins are forgiven. Rise. Walk. Go home, to your Father in Heaven, to your dignity, to your life.”

And when you do, don’t hide your mat. Carry it as a witness of hope with Joy:
“I was bound. Now I am free. And it began when someone believed enough for both of us.”

 

 

Let us Pray:

Lord Jesus,
I place before you my weakness and my silence.
I bring also those I carry in my heart.
Forgive what binds me.
Strengthen what feels unable to move.
Give me faith that persists when the way is blocked.
Teach me to trust your mercy today.

Thursday, January 15, 2026

The God who Touches the Untouchable. (Mark 1:40–45)

Dear friends in Christ,

In today’s Gospel we meditate on the encounter that radically transformed the life of a leper.  He came to Jesus with humility and submissiveness. He kneels before Jesus and says, “If you choose, you can make me clean.”  He doesn’t ask to be healed, but rather to be clean. In his world, leprosy meant more than physical illness. It meant exclusion from the temple, from family bond, and the community at large. He was ritually unclean, forced to live outside the towns, shouting “Unclean!” to warn others away. His deepest wound wasn’t his just his skin infection; it was his isolation.

Mark doesn’t tell us if he had previously heard about Jesus. But we can suppose that the new of what Jesus was doing must have reached his ear. He heard the Good News through others and now wants to see experience by himself what he heard. His experience is strong demonstration of the importance of experience in the domain of faith. We can hear beautiful sermons, etc. and be touched on the spot. However, until one experiences personally the encounter with Jesus, faith might remain more of “hear-say” than experiential knowledge.

Jesus responds immediately. He stretches out His hand and touches him. That act alone would have shocked everyone. According to Jewish law, touching a leper made you unclean. But here, holiness flows from Jesus outward. Instead of becoming defiled, He makes the man clean. The Greek verb is katharizō, to cleanse, purify, restore. Jesus doesn’t just fix a body; He restores a person to full belonging. With him there is life in full.

Mark tells us Jesus was “moved with pity”, the Greek word splagchnizomai means deep, visceral compassion, the kind that stirs the gut. This isn’t just feeling of sympathy. Jesus sees the man’s suffering and acts from the core of His being. “I do will it,” He says. “Be made clean.” And it happens at once. The lepers prayer “If you choose, you can make me clean” is the type of prayer that touches the heart of God.

Then Jesus gives him a clear instruction: “See that you tell no one anything, but go, show yourself to the priest and offer for your cleansing what Moses commanded, as a testimony to them.” Jesus sends him back into the religious and social order to obey, to bear witness through faithful action.

But the man goes out and begins to proclaim the story freely. His excitement is understandable, but the result is unintended: “Jesus could no longer openly enter a town but stayed out in deserted places.” The healer is now driven to the margins, the very place the leper once occupied.

This passage invites us to reflect on how we approach God and receive grace. Do we go to God with humility, self-abandonment or with the mentality of entitlement, enumerating our supposed righteous actions? Do we accept God’s grace with gratitude and obedience, or do we rush ahead with our own plans? The man wasn’t punished; his joy was real. But his actions had consequences. True discipleship includes listening to what Jesus asks after the miracle.

In this season of Ordinary Time, when we walk with Jesus in the daily rhythm of His mission, let us remember: He still reaches out to touch those the world pushes aside. May we be courageous enough to identify our own leprosy, whatever that separates us from others, isolates us from our community and most especially from God could be tagged "leprosy".  Jesus still says, “I do will it, be cleansed.” And He still calls us not only to receive His mercy but to respond with humility, patience, and faithfulness. Not just to tell what He has done, but to live it.

 

Tuesday, January 13, 2026

Une Vie Nouvelle Commence lorsque Nous Nous Soumettons à Dieu. (1 Samuel 1:9-20. Marc 1:21-28).


Chers amis dans le Christ, la première lecture d'aujourd'hui aborde la stérilité, une réalité à laquelle de nombreux couples sont encore confrontés. En commençant ma lecture et ma méditation, mon esprit s'est tourné vers le premier commandement de Dieu à l'humanité, souvent appelé le « Mandat de la Création »: « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre… » (cf. Genèse 1, 28). Ce commandement est à la fois une bénédiction et une responsabilité confiée à l'humanité pour la préservation de la création. Cependant, l'histoire de la stérilité d'Anne parle de bien plus que l'absence d'enfant. Elle révèle une vie de foi transformée par la souffrance, la prière et une confiance absolue en Dieu. Dans l'Évangile, nous rencontrons un homme tourmenté par un esprit impur qui le prive de sa liberté et de sa dignité. Dans ces deux situations, la puissance de l'amour de Dieu se manifeste de façon remarquable.

La souffrance et le combat social d'Anne : Des années de stérilité ont dû être une épreuve terriblement douloureuse pour Anne. Dans sa culture (comme c'est encore le cas dans de nombreuses cultures), l'absence d'enfant dans la vie d’une femme mariée engendrait un chagrin personnel, la honte publique et l'exclusion sociale. Pire encore, sa rivale Peninnah la raillait sans relâche. Même son mari Elkana ne comprenait pas l'ampleur de son désespoir. « Ne suis-je pas plus précieux à tes yeux que dix fils ? », lui demanda-t-il.

Se tourner vers Dieu dans le désespoir : Anne ne s’est pas laissée submerger par le désespoir. Au contraire, elle s’est tournée vers Dieu de tout son être. Le texte hébreu dit qu’elle était « amerte d’âme » (1 Samuel 1:10). Elle a déversé toutes ses souffrances devant le Seigneur. Elle a promis que si Dieu lui donnait un fils, elle le consacrerait entièrement à son service comme naziréen dès sa naissance.

Même à Silo, la maison de Dieu, Anne fut confrontée à l'incompréhension. Le prêtre Éli, voyant ses lèvres bouger, la crut ivre. Imaginez venir à l'église le cœur lourd et être jugée au lieu d'être consolée ! Pourtant, Anne ne se laissa pas emporter par la colère. Elle expliqua simplement : « J'ai épanché mon âme devant le Seigneur . » Elle demeura humble dans sa prière. Je pense que nous pouvons tirer des leçons de son attitude intérieure devant Dieu. Le livre des Lamentations (2,19) nous rappelle : « Répands ton cœur comme de l'eau devant la présence du Seigneur . » S'abandonner à Dieu apporte véritablement la guérison intérieure et la libération.

La fidélité et l'humilité engendrent l'espoir : la fidélité et l'humilité d'Anne ont touché les cœurs. Éli, qui l'avait d'abord jugée, est devenu pour elle une source de bénédiction et a prié pour que Dieu exauce sa demande. Anne a quitté le temple avec un esprit renouvelé et le cœur rempli d'espoir. L'histoire d'Anne est une invitation à confier à Dieu ce qu'il y a de plus profond en nous.

L'autorité de Jésus à la synagogue : Dans l'Évangile de Marc, nous découvrons le pouvoir libérateur de Jésus. Il vient d'appeler ses premiers disciples et, ensemble, ils entrent dans la synagogue de Capharnaüm. Tandis qu'il enseigne, la foule est frappée par la puissance de ses paroles. Pendant que Jésus prêche, l'esprit impur qui tourmente un homme crie. Mais Jésus ne se laisse pas déstabiliser par sa réaction. D'un simple ordre : « Silence ! Sors de cet homme ! », il libère l'homme. La foule est stupéfaite par l'autorité et la compassion qui émanent de la voix de Jésus.

Contrairement à Anne, qui pouvait prier, cet homme était si asservi qu'il ne pouvait même pas demander de l'aide. Son incapacité à le faire n'a pas empêché Jésus d'agir en sa faveur. Son histoire nous montre que Dieu vient à notre secours même lorsque nous n'avons plus la force de crier vers lui.

Les lectures d'aujourd'hui nous enseignent que Dieu nous rencontre dans les moments les plus ordinaires de notre vie. Il peut arriver que notre foi soit mise à l'épreuve par l'incompréhension, voire par le ridicule. Souvenons-nous toujours que Dieu ne nous abandonne jamais.

Hannah nous rappelle que nous pouvons prier même lorsque les mots nous manquent . Dieu répond à nos humbles prières. Jésus nous révèle la véritable autorité de Dieu ; sa parole nous libère, nous éclaire et nous rend notre dignité.

En ce début d'année, puissions-nous, à l'exemple d'Anne, ouvrir nos cœurs à Dieu. Lorsque nous nous tournons vers lui dans la prière et que nous nous ouvrons à sa Parole, une vie nouvelle commence à naître en nous.


New Life Begins When We Surrender to God (1 Samuel 1:9-20. Mark 1:21-28).

Dear Friends in Christ, today’s first reading speaks of barrenness, a reality many couples still face today. When I began reading and meditating on it, my mind turned to God’s first command to humanity, often referred to as the “Creation Mandate”: “Be fruitful and multiply; fill the earth…” (Cfr Genesis 1:28). This command is both a blessing and a responsibility entrusted to humanity for the care of creation. However, the story of the barrenness of Hannah speaks of more than the absence of a child. It reveals a life of faith transformed by suffering, prayer, and complete trust in God. In the Gospel, we encounter a man tormented by an impure spirit that deprived him of freedom and dignity. In each of these two situations, the power of God’s love is manifested in a remarkable way.

Hannah’s Pain and Social Struggle : Years of barrenness must have been deeply painful and heart-wrenching for Hannah. In her culture (as is still the case in many cultures), childlessness brought personal grief, public shame and social exclusion. To make matters worse, her rival Peninnah taunted her relentlessly. Even her husband Elkanah did not grasp the depth of her sorrow. “Am I not more to you that ten sons?”, he asked.

Turning to God in Despair: Hannah didn’t let despair overcome her. Instead, she turned to God with everything she had. The Hebrew test says she was “bitter of soul”, (1 Sam 1:10). She poured out all her pains before the Lord. She promised that if God gave her a son, she would dedicate him completely to God’s service as a Nazirite from birth.

Even at Siloh, God’s house, Hannah faced misunderstanding. The priest Eli saw her lips moving and thought she was drunk. Imagine coming to Church with a heavy heart and being judged instead of comforted! Still, Hannah didn’t lash out. She simply explained: “I have been pouring out my soul before the Lord.” She remained humble in her prayer. I think we can learn from her inner posture before God. The Book of Lamentation (2:19). reminds says: “Pour out your heart like a water before the presence of the Lord.” Surrendering to God truly brings inner healing and liberation.  

Faithfulness and Humility Brings Hope : Hannah’s faithfulness and humility touched hearts. Eli, who first judged her, became a source of blessing to her and prayed that God would grant her request. Hannah left the temple with a renewed spirit and a heart full of hope. Hannah’s story is an invitation to trust God with the deepest parts of ourselves.

Jesus’ Authority in the Synagogue: In the Gospel of Mark, we encounter the liberating power of Jesus. He has just called His first disciples, and together they enter the synagogue in Capernaum. As He teaches, the people are struck by the power in His words. As Jesus preached, the evil spirit tormenting a man cries out. But Jesus wasn’t rattled by his reaction. With a simple command, “Be quiet. Come out of him.”, He set the man free. The crowd was amazed by the authority and compassion in Jesus’s voice.

Unlike Hannah, who was able to pray, this man was so enslaved that he could not even ask for help. His inability to ask for help did not stop Jesus from acting on his behalf. His story shows us that God comes to our rescue even when we no longer have the strength to cry out to Him.

Today’s readings teach us that God meets us in the ordinary places of our lives. There may be moments when our faith is tested by misunderstanding or even ridicule. Let us always remember that God never abandons us.

Hannah reminds us that we can pray even when words fail. God answers our humble prayers. Jesus shows us the true authority of God; His word sets us free, gives us light and restores our dignity.

As we begin this new year, may we, like Hannah, pour out our hearts before God. When we keep turning to Him in prayer and open ourselves to His Word, new life begins to grow within us.


Sunday, January 11, 2026

Renouvelés dans les Eaux : Redécouvrir notre identité d’Enfant de Dieu par le Baptême du Seigneur. (Mt 3:13-17).

 

La fête du Baptême du Seigneur marque la fin des célébrations de la Nativité de Jésus. Pour bien comprendre cette fête, il est nécessaire d'examiner la signification du baptême dans le judaïsme tardif. Avant le baptême de Jésus, Jean-Baptiste prêchait et pratiquait un « baptême de repentance ». Sa réaction face aux pharisiens et aux sadducéens venus se faire baptiser fut surprenante. Il leur dit : « Race de vipères ! Qui vous a avertis de fuir la colère à venir ? Produisez donc des fruits dignes de la repentance . » (cf. Matthieu 3, 7-8). Comment le baptême en est-il venu à symboliser la purification et la repentance à l'époque de Jean ? Il est important d'explorer cette question avant d'aborder le baptême de Jésus.

Durant la période du Second Temple dans le judaïsme (516 av. J.-C. à 70 apr. J.-C.), les ablutions rituelles avaient une finalité religieuse précise. La Loi de Moïse les imposait aux personnes devenues rituellement impures, comme on le voit dans le Lévitique 14-15 et les Nombres 19. Ces rituels n'effaçaient pas la culpabilité morale, mais rétablissaient la pureté rituelle, permettant ainsi aux personnes concernées de réintégrer la communauté religieuse. L'eau symbolisait la purification ordonnée par Dieu.

En dehors du Temple, le judaïsme pratiquait également des rituels d'immersion . Le mikvé , bain rituel, servait à la purification après les actes d'impureté et avant les événements religieux importants. Les convertis au judaïsme s'y immergeaient pour rejoindre la communauté de l'alliance. Cet acte marquait un changement de statut significatif, symbolisant la rupture avec l'ancienne vie et l'avènement d'une nouvelle identité religieuse.

À Qumran, chez les Esséniens (du milieu du IIe siècle avant J.-C. à la fin du Ier siècle après J.-C.), l'immersion rituelle revêtait une signification morale plus profonde. Leur règle communautaire associait l'immersion au repentir et au respect de la Loi de Moïse. L'eau seule ne suffisait pas si le cœur n'était pas transformé. Conversion morale et ablution rituelle étaient indissociables. Ce contexte nous aide à comprendre les paroles de Jean-Baptiste.

Le baptême de Jean doit être compris dans ce contexte juif, mais il apporte aussi une dimension nouvelle. Il ne baptise qu'une seule fois, et propose ce baptême aussi bien aux Juifs qu'aux convertis. Matthieu 3:7-8 nous apprend que « beaucoup de pharisiens et de sadducéens vinrent à Jean pour être baptisés ». Jean associe directement son baptême à la repentance, annonçant le jugement divin à venir. Il appelle à une véritable transformation, et non à un simple acte extérieur. Le baptême n'est pas un « geste magique ». Au contraire, il invite chacun à user de son libre arbitre et de sa force pour vivre ce qu'il a reçu. Le baptême est un signe prophétique, montrant qu'Israël doit se préparer à l'action de Dieu.

Jean ne dit pas que son baptême sauve les hommes. Il le conçoit comme une préparation. Il annonce la venue d'un être plus grand qui viendra après lui. Le baptême de Jean est un baptême d'eau, mais celui qui viendra baptisera du Saint-Esprit et de feu . Cela marque le passage d'un acte symbolique à une véritable action divine.

Le baptême de Jésus : pour accomplir toute justice. Lorsque Jésus vint à Jean pour le baptême, Jean tenta de l’en empêcher, disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ? » Jean perçut le paradoxe : le Saint, sans péché, ni même « péché originel », venait se faire baptiser. Jean se demanda peut-être : « De quoi le Saint aurait-il besoin de se repentir ? » Jésus répondit : « Laisse faire pour le moment, car il convient ainsi que nous accomplissions toute justice. »

Que signifie le baptême de Jésus ? Par son baptême, Jésus, sans péché, nous montre qu’il a pleinement embrassé notre humanité. Il revêt notre nature humaine, blessée par le péché, et la plonge dans l’eau pour la renouveler et la transformer en une créature nouvelle. Paul parle de cette « création nouvelle » dans Romains 6.3 : « Ignorez-vous que tous ceux qui ont été baptisés en Jésus-Christ ont été baptisés dans sa mort ? Et nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. » Ce que nous avons perdu par la désobéissance d’Adam et Ève a été restauré par l’obéissance de Jésus.

Redécouvrir la filiation divine : lors du baptême de Jésus, la voix du Père s’est fait entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve toute ma joie. » Le Père appelle Jésus son « Fils bien-aimé », et lors de la transfiguration, il ajoute : « Écoutez-le. » Par son baptême, Jésus nous rend notre filiation divine. Remplis de l’Esprit au baptême, nous pouvons nous aussi appeler Dieu « Abba, Papa ». Vivre notre vie comme un cheminement pour découvrir et approfondir cette identité nous conduit à la plénitude véritable. C’est essentiel.

Lors de la fête de Noël 2025, en réfléchissant, j'ai réalisé pour la première fois que la Nativité est comme une « lettre d'amour que Dieu le Père nous a écrite ». Écouter Jésus et apprendre à le connaître comme le « Fils bien-aimé » nous aide à nous rapprocher de lui et de sa Parole. Plus nous le connaissons, plus nous l'aimons et désirons que les autres le connaissent et l'aiment aussi. Aujourd'hui, nombreuses sont les voix qui prétendent détenir la vérité religieuse. Certains tentent même de modifier l'Évangile pour servir leurs propres intérêts, mais ils ne font que se tromper eux-mêmes et tromper les autres.

Le Baptême du Seigneur : Un Appel au Renouveau . Célébrer aujourd'hui le baptême de Jésus, c'est se laisser renouveler par notre propre baptême. Nous sommes invités à laisser la grâce baptismale porter des fruits durables dans nos vies. Cela n'est possible que par la présence du Saint-Esprit en nous. Le Saint-Esprit nous aide à aligner notre liberté et notre volonté sur celle de Dieu. Accueillons l'Esprit en nous et laissons sa présence silencieuse nous guider. Ce n'est que transformés par la puissance de l'Esprit que nous pouvons affaiblir notre vieille nature, qui est péché. Si nous continuons à nourrir notre vieille nature de péché et d'égoïsme, la nouvelle création du baptême restera inactive.

En achevant le temps de la Nativité et nous préparant pour la suite de l'année liturgique, écoutons l'appel de Dieu à suivre Jésus, notre guide et source d'inspiration. Dans le baptême de Jésus, nous contemplons comment Dieu a sauvé notre nature humaine blessée par le péché. C'est précisément cet acte du baptême du Christ qui nous rend « capax Dei », capables d'accueillir Dieu, sa révélation et sa Parole dans nos vies.


Prions :

Notre Père, qui es au Ciel,

Alors en contemplant le Baptême de ton Fils bien-aimé, renouvelle en nous la grâce de notre propre baptême. Aide-nous à écouter ta voix, à suivre ton Esprit et à marcher dans la vie nouvelle que le Christ nous a acquise. Puissions-nous grandir chaque jour dans notre identité d’enfants de toi, fortifiés par l’Esprit Saint pour porter des fruits durables. Transforme nos cœurs afin que nous vivions dans ton amour et le partagions avec le monde.

Amen.

 


Renewed in the Waters: Rediscovering our Identity Through the Baptism of the Lord. (Mt 3:13-17).

 

The feast of the Baptism of the Lord marks the end of the Nativity of Jesus. To truly understand this feast, we need to look at what baptism meant in late Judaism. Before Jesus was baptized, John the Baptist preached and practiced a “baptism of repentance.” His reaction to the Pharisees and Sadducees coming for baptism was surprising. He said, “You brood of vipers. Who warned you to flee from the wrath to come? Bear fruit worthy of repentance.” (Cfr Matthew 3:7-8). How did baptism come to represent purification and repentance in John’s time? It’s important to explore this before we look at the Baptism of Jesus.

During the Second Temple period in Judaism (516 BC to AD 70), ritual washing had a clear religious purpose. The Law of Moses required these washings for people who became ritually unclean, as seen in Leviticus 14-15 and Numbers 19. These rituals did not remove moral guilt but restored ritual purity, allowing people to rejoin the worship community. Water was a symbol of cleansing as commanded by God.

Outside the Temple, Judaism also practiced immersion rituals. The mikveh, a ritual bath, was used for purification after impurity and before important religious events. Converts to Judaism would immerse themselves as part of joining the covenant community. This act marked a clear change in status, showing a break from the old life and the start of a new religious identity.

At Qumran, among the Essenes (from the mid-second century BC to the late first century AD), ritual immersion had a stronger moral meaning. Their Community Rule connected immersion with repentance and following the Law of Moses. Water alone was not enough if the heart was not changed. Moral conversion and ritual washing went hand in hand. This background helps us understand John the Baptist’s words.

John’s baptism should be seen in this Jewish context, but it also brings something new. He baptizes people only once, not many times, and offers it to both Jews and converts. Matthew 3:7-8 tells us that “many Pharisees and Sadducees came to John to be baptized.” John connects his baptism directly to repentance, warning of coming divine judgment. He calls for real change, not just an outward act. Baptism is not a “magic gesture.” Instead, it invites people to use their free will and strength to live out what they have received. Baptism is a prophetic sign, showing that Israel must get ready for God’s action.

John does not say that his baptism saves people. He sees it as a preparation. He points to someone greater who will come after him. John’s baptism uses water, but the one who comes will baptize with the Holy Spirit and fire. This shows a shift from a symbolic act to true divine action.

Baptism of Jesus: To Fulfill all Righteousness. When Jesus came to John for baptism, John tried to stop him, saying, “I need to be baptized by you, and yet you are coming to me?” John saw the paradox: the Holy One, without sin or even “original sin,” was coming for baptism. John may have wondered, “What would the Holy One need to repent of?” Jesus answered, “Allow it now, for thus it is fitting for us to fulfill all righteousness.

What does Jesus’ baptism mean? By being baptized, Jesus, who is without sin, shows us that he has fully entered into our humanity. He takes on our human nature, wounded by sin, and immerses it in water to renew and transform it into a new creation. Paul talks about this “new creation” in Romans 6:3: “Do you not know that all of us who were baptized into Christ Jesus were baptized into his death. Therefore, we were buried with him by baptism into death, so that, just as Christ was raised from the dead by the glory of the Father, so we too might walk in newness of life.” What we lost through Adam and Eve’s disobedience has been restored by Jesus’ obedience.

Rediscovering divine filiation: At Jesus’ baptism, the Father’s voice was heard saying, “This is my Son, the Beloved. With whom I am well pleased.” The Father calls Jesus his “Beloved Son,” and at the transfiguration, he adds, “Listen to Him.” Through his baptism, Jesus gives us back our “divine filiation.” Filled with the Spirit in baptism, we too can call God “Abba, Papa.” Living our lives as a journey to discover and deepen this identity leads us to true fulfillment. This is very important.

During the Nativity feast in 2025, while reflecting, I realized for the first time that the Nativity is like a “Love Letter God the Father has written to us.” Listening to Jesus and getting to know him as the “Beloved Son” helps us become closer to him and his Word. The more we know him, the more we love him and want others to know and love him too. Today, many voices claim to know religious truth. Some even try to change the “Gospel” to suit their own interests, but they only deceive themselves and others.

Baptism of the Lord: A Call to Renewal. Celebrating Jesus’ baptism today means letting ourselves be renewed in our own baptism. We are invited to let “baptismal grace” produce lasting fruit in our lives. This is only possible with the “indwelling of the Holy Spirit.” The Holy Spirit helps us align our freedom and will with God’s will. Let us welcome the Spirit within us and let his quiet presence guide us. Only when we are changed by the Spirit’s power can we weaken the old nature, which is sin. If we keep feeding our old nature with sin and selfishness, the new creation from baptism will stay inactive.

As we finish the Nativity season and get ready for the next part of the liturgical year, let’s listen to God’s call to follow Jesus, our guide and source of inspiration. In the baptism of Jesus, we contemplate how God saved our human nature wounded by sin. It is this very act of Christ’s baptism that makes us “capax Dei,” able to receive God, his revelation, and his Word in our lives

Let us pray:

Heavenly Father,

As we contemplate the Baptism of your Beloved Son, renew in us the grace of our own baptism. Help us to listen to your voice, follow your Spirit, and walk in the newness of life Christ has won for us. May we grow each day in our identity as your children, strengthened by the Holy Spirit to bear lasting fruit. Transform our hearts, that we may live in your love and share it with the world.

Amen.🙏🙏🙏

 





Thursday, January 8, 2026

L'Amour Rendu Visible : Comment le Christ Révèle le Cœur du Père. (1 Jean 4:7-10 et Marc 6, 34-44).

Quand j'étais enfant, en cours de catéchisme, l'une des premières questions que nous avons mémorisées était : « Pourquoi Dieu vous a-t-il créés ? » On nous enseignait : « Dieu m'a créé pour le connaître, l'aimer, le servir dans ce monde et être heureux avec lui pour toujours au ciel. »

Cette réponse simple résume toute la vie chrétienne en miniature . Mais comment connaître réellement le Dieu que nous ne voyons pas ? Comment passer des mots, de ce que nous avons appris dans les catéchismes et les livres de théologie, à une relation vivante avec Celui qui nous a créés ?

Saint Jean saisit cette question fondamentale de la foi lorsqu'il écrit : « Si quelqu'un dit : « J'aime Dieu », et qu'il hait son frère, c'est un menteur ; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? » (cf. 1 Jean 4, 20).

Dans la première lecture d'aujourd'hui, saint Jean nous donne la réponse en trois mots : « Dieu est amour. » Non pas que Dieu possède l'amour, mais que l'amour est sa nature même. Tout ce qu'il fait découle de cette vérité. C'est une affirmation radicale et d'une profondeur inouïe.

Notre connaissance de Dieu commence avec les Saintes Écritures . La question de « qui est Dieu ? » est au cœur de la recherche humaine depuis des siècles, tant chez les philosophes que chez les théologiens.

Karl Barth, dans son ouvrage Dogmatique ecclésiastique : La doctrine de la Parole de Dieu , affirme que Dieu seul parle avec justesse de lui-même. Les êtres humains ne connaissent Dieu que parce que Dieu se révèle à lui. Toute parole vraie concernant Dieu repose sur son initiative, et non sur la spéculation humaine ou un raisonnement autonome.

Barth insiste sur le fait que la révélation n'est pas simplement une information sur Dieu, mais l'acte même par lequel Dieu se fait connaître. Dieu est simultanément le sujet, l'objet et le contenu de la révélation. D'où la formule souvent répétée : seul Dieu parle bien de lui-même .

Si nous comprenons vraiment que le but de la vie est de connaître Dieu, de l'aimer, de l'adorer et de le servir, et par là de le faire connaître, aimer, adorer et vénérer, alors toute notre vision de la vie est transformée.

Deus Caritas Est, le pape Benoît XVI nous rappelle que l’amour de Dieu n’est pas un sentiment, mais un don de lui-même. Son amour est fidèle et personnel. Il est donné sans condition, même lorsque nous nous détournons, même lorsque nos péchés le crucifient à nouveau.

Cet amour se manifeste en Jésus. Saint Jean nous dit que Dieu a envoyé son Fils pour deux raisons, deux facettes d'un même don.

Tout d’abord, « Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous ayons la vie par lui ». Non pas la simple survie, mais la vie véritable : une vie pleine de sens, de paix et d’espérance éternelle. En Christ, Dieu se fait proche afin que nous puissions le connaître intimement comme un Père qui marche à nos côtés et prend soin de nous.

Deuxièmement, « Il a envoyé son Fils comme sacrifice pour nos péchés ». Ce mot « sacrifice » signifie réconciliation. Sur la croix, Jésus a porté le poids de nos souffrances afin que rien ne puisse s'interposer entre nous et Dieu. Sa mort n'a pas été la fin de l'amour ; elle en a été l'acte le plus extraordinaire.

Ceci nous amène à la fois au défi et à la joie que nous offre cet Évangile. Si Dieu nous a tant aimés, dit saint Jean, « nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres ». Si nous croyons véritablement être créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, alors nous devons refléter son amour dans notre vie quotidienne.

Nous savons que notre capacité d'aimer, cet amour que Dieu a placé en nous à l'origine, a été blessée par le péché . De ce fait, nous devenons souvent plus égoïstes ; notre ego tend à prendre le dessus. Saint Jean nous montre que notre guérison et notre libération passent par la pratique intentionnelle et consciente de l'amour désintéressé dans des gestes simples du quotidien : être attentif aux besoins des autres, comme Jésus l'a été ; être patient (cf. Marc 6, 34-44) ; être lent à juger ou à condamner. L'amour désintéressé, c'est pardonner, quel que soit le temps que cela prenne. C'est voir la personne que les autres ignorent et la traiter avec amour et dignité, comme un enfant de Dieu.

Dans l’Évangile selon Marc 6,34-44, Jésus laissa son cœur s’émouvoir en voyant la foule, qu’il décrivit comme « un troupeau sans berger ». Il leur annonça la Bonne Nouvelle afin qu’ils soient sauvés par la connaissance de « la vérité qui sauve ».

Mais Jésus savait aussi qu'ils étaient humains et avaient d'autres besoins : ils avaient faim et avaient besoin de nourriture. Lorsqu'il fit part de ce besoin à ses disciples, ceux-ci tentèrent d'esquiver la question et suggérèrent de renvoyer les gens.

Avec patience, Jésus les associa au miracle de la multiplication des pains et des poissons. Ceci révèle une vérité profonde : Dieu agit avec le peu que nous lui offrons. Notre modeste capacité d’aimer, lorsqu’elle lui est donnée, peut se transformer et nourrir de nombreuses âmes qui ont faim, non pas de pain, mais d’amour.

Et dans cet amour donné librement, sans compter, nous commençons à vivre le but même pour lequel nous avons été créés : connaître Dieu, l’aimer et partager son amour avec le monde.

C’est ainsi que nous nous préparons à être heureux avec Lui ici sur terre, et que nous nous préparons à partager le bonheur éternel avec Lui au ciel.

 

Prions :

Seigneur,
tu es l'amour même. Façonne mon cœur à aimer comme tu aimes :
librement, fidèlement et sans condition.

Aide-moi à te voir en mes frères et sœurs, à te servir par des actes de miséricorde quotidiens et à vivre chaque jour pour la mission que tu m'as confiée :
te connaître, t'aimer et partager ta joie avec le monde.
Amen.


Love Made Visible. Christ Reveals the Father’s Heart. (1 John 4:7–10 and Mark 6, 34-44).

When I was a child in catechism class, one of the first questions we memorized was: “Why did God make you?” We were taught: “God made me to know Him, to love Him, to serve Him in this world, and to be happy with Him forever in heaven.”

This simple answer holds the whole Christian life in miniature. But how do we actually know the God whom we do not see? How do we move from words, from what we have learned in catechism and theology books, to a living relationship with the One who made us?

St. John captures this fundamental question of faith when he writes: “If anyone says, ‘I love God,’ and hates his brother, he is a liar; for he who does not love his brother whom he has seen, how can he love God whom he has not seen?” (cf. 1 John 4:20).

In today’s first reading, St. John gives us the answer in three words: “God is love.” Not that God has love, but that love is His very nature. Everything He does flows from that truth. This is a radical statement, and deeply profound.

Our knowledge of God begins with Sacred Scripture. The question of “who God is” has been at the heart of human inquiry for centuries, among both philosophers and theologians.

Karl Barth, in his work Church Dogmatics: The Doctrine of the Word of God, states that God alone speaks rightly about God. Human beings know God only because God reveals Himself. Every true word about God depends on God’s initiative, not on human speculation or autonomous reasoning.

Barth insists that revelation is not merely information about God, but the very act by which God makes Himself known. God is simultaneously the subject, the object, and the content of revelation. Hence the often-repeated formula: Only God speaks well of God.

If we truly understand that the purpose of life is to know God, to love Him, to worship and serve Him, and thereby to make Him known, loved, worshiped, and adored, our entire outlook on life is transformed.

Pope Benedict XVI reminded us in his encyclical Deus Caritas Est that God’s love is not a feeling, but a gift of Himself. His love is faithful and personal. It is given without condition, even when we turn away, even when our sins crucify Him anew.

This love becomes visible in Jesus. St. John tells us that God sent His Son for two reasons, two sides of the same gift.

First, “God sent his only Son into the world so that we might have life through him.” Not mere survival, but real life: life with purpose, peace, and eternal hope. In Christ, God draws near so we can know Him intimately as a Father who walks with us and cares for us.

Second, “He sent his Son as an offering for our sins.” That word “offering” means reconciliation. On the cross, Jesus bore the weight of our brokenness so that nothing would stand between us and God. His death was not the end of love; it was love’s greatest act.

And that brings us to both the challenge and the joy of this Gospel. If God has loved us like this, St. John says, “we also ought to love one another.” If we truly believe we are created in God’s image and likeness, then we must reflect His love in our daily lives.

We know that our capacity to love, the love God originally placed in us, has been wounded by sin. As a result, we often become more selfish; our ego tends to dominate. St. John shows us that our healing and liberation come through intentionally and consciously practicing selfless love in simple, daily gestures: being attentive to others’ needs, as Jesus was; being patient ; (Cfr Mark 6, 34-44), being slow to judge or condemn. Selfless love means forgiveness, no matter how long it takes. It means seeing the person others overlook and treating them with love and dignity as God’s children. 

In the Gospel of Mark 6:34–44, Jesus allowed His heart to be moved when He saw the crowd, whom He described as “a flock without a shepherd.” He preached the Good News to them so they might be saved by the knowledge of “the truth that saves.”

But Jesus also knew they were human and had other needs, they were hungry and needed food. When He presented the crowd’s need to His disciples, they tried to avoid the challenge and suggested sending the people away.

Patiently, Jesus involved them in the miracle of the multiplication of the loaves and fishes. This reveals a profound truth: God works with the little we offer. Our small capacity to love, when given to Him, can be transformed to nourish many souls who are starving, not for bread, but for love.

And in that freely given love, given without counting the cost, we begin to live the very purpose for which we were made : to know God, to love Him, and to share His love with the world.

That is how we prepare to be happy with Him here on earth, and how we ready ourselves to share eternal happiness with Him in heaven.

 

Let us pray:

Lord,
You are love itself.
Form my heart to love as You love,
freely, faithfully, and without condition.
Help me see You in my brothers and sisters,
serve You in daily acts of mercy,
and live each day for the purpose You gave me:
to know You, love You, and share Your joy with the world.
Amen. 🙏🙏🙏





Wednesday, December 31, 2025

Se Laisser Accompagner par Christ Lumière du Monde en cette fin d'Année 2025. (1 Jean 2: 18-21 et Évangile de Jean 1: 1-18).

 

Frères et sœurs en Christ, nous voici enfin arrivés à la fin de l'année 2025. Cette année a été riche en événements, heureux et tristes, en surprises, en promesses tenues et non tenues, en espoirs, etc. Aujourd'hui est un moment privilégié pour se remémorer le passé, et surtout, pour exprimer notre gratitude. Un bilan personnel et sincère de cette année, à la lumière de la Parole de Dieu, nous aidera à aborder l'avenir avec espérance.

Dans la première lecture, saint Jean parle avec un sentiment d'urgence : « Enfants, c'est la dernière heure. » Il est clair qu'il ne veut pas effrayer l'Église, mais plutôt nous éveiller. Pour Jean, la dernière heure ne se résume pas à l'heure qui passe. Il s'agit de discerner la présence de Dieu au milieu de toutes les tragédies du monde et de vivre avec un cœur plein d'espérance, en croyant que Dieu est avec son peuple. Saint Jean parle de l'Antéchrist, utilisant le terme « antichristos » . Il ne s'agit pas d'une seule personne, mais de « toute force, tout enseignement ou tout esprit qui nie Jésus comme le Christ » et qui cherche à nous séparer de Dieu et de nos semblables. Et nous savons bien que de telles forces sont nombreuses dans le monde d'aujourd'hui. Les médias sont tellement saturés de « mauvaises nouvelles » que nous avons l'impression que seules ces dernières existent. Et, consciemment ou inconsciemment, nous semblons nous y habituer.

Jean est clair sur ce point : tous ceux qui ont accepté Jésus comme leur Sauveur ont reçu une onction. Il l'appelle chrisme . Cette onction vient du Saint et nous donne la connaissance qui découle de notre proximité avec le Christ. Aujourd'hui, nombreuses sont les voix qui prétendent détenir l'autorité et même la connaissance, y compris en ce qui concerne l'avenir. Mais Jean nous rappelle que la Vérité qui vient de Dieu ne se vante pas et ne peut jamais tromper. Elle est douce, conciliante sans compromis, et apporte lumière et clarté dans les ténèbres et la confusion. L'Enfant Jésus est cette lumière qui brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne peuvent jamais l'emporter ! (Jean 1, 5)

L’Évangile de Jean témoigne de cette lumière . Jean écrivait dans un contexte marqué par la philosophie grecque. Les débats portaient, entre autres, sur l’origine de l’Univers. Tandis que la plupart des philosophes s’appuyaient sur le raisonnement humain pour comprendre le principe de l’univers, Jean parlait de son expérience vécue de la foi. Il avait fait l’expérience de la révélation de Dieu en Jésus-Christ. C’est pourquoi il peut écrire : « Au commencement était la Parole. » Le mot qu'il utilise est logos , qui signifie « Parole », la « parole créatrice » par laquelle toutes choses ont été faites.

Avant même que toute chose existe, la Parole était déjà là. Avant le début de l'histoire, Dieu parlait déjà. La Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Cela nous révèle que Jésus, dans l'Évangile de Jean, est le visage visible du Dieu invisible. Le message de cet Évangile pour nous est la nécessité d'une « connaissance expérimentale de Dieu ». Elle est essentielle à la vie de tout chrétien. Sans elle, beaucoup seront trompés par l'« antéchrist », par de vaines discussions, des idéologies, etc.

Saint Jean affirme que « la Parole s’est faite chair ». C’est une manière de reconnaître l’Antéchrist. Quiconque nie que Jésus soit réellement le Verbe incarné, qui a pris chair dans le sein de la Vierge Marie, est l’Antéchrist. Jean est très clair à ce sujet, sans ambiguïté ni circonstance atténuante. C’est là l’origine du christianisme (cf. 2 Jean 1, 7).

Nier l'incarnation de Jésus, c'est réduire Dieu à notre pensée humaine. Et cela relève de l'orgueil et de l'ignorance. L'éternel est entré dans le temps. L'invisible est devenu visible. Dieu a marché parmi nous. Il a partagé nos épreuves et a pris sur lui nos faiblesses. C'est là que la lumière rencontre les ténèbres. Jean dit : « La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue. » Les ténèbres sont bien réelles. Cette année, nous avons connu la confusion, la peur, la violence et la lassitude. Mais les ténèbres ne sont jamais la fin. La vérité et la lumière de Dieu doivent triompher, quel que soit le temps que cela prendra.

Jean nous dit que la grâce et la vérité viennent par Jésus-Christ . Le mot « vérité » est « aletheia » , qui signifie ce qui est réel et manifeste. Jésus ne nous donne pas d’illusions. Il nous donne la réalité. Il nous révèle Dieu et il nous révèle qui nous sommes. En cette fin d’année, cela est essentiel. Nous n’avons pas besoin de mensonges réconfortants ni de vérités incomplètes qui sèment la confusion et nous égarent. Nous avons besoin de la vérité qui sauve, qui nous libère du péché et du mal. Et cette vérité est douce car elle est pleine de grâce.

Ceux qui renient le Christ s'éloignent de la lumière , mais ceux qui demeurent avec lui marchent comme des enfants de Dieu. Jean dit ici une chose extraordinaire : à tous ceux qui l'ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu . Non par le sang, par l'effort ou par les mérites, mais par la foi. Cette année ne nous a pas fait enfants de Dieu. Nos succès ne nous l'ont pas mérité, et nos échecs ne nous l'ont pas enlevé. Nous sommes enfants de Dieu parce que le Verbe a choisi de vivre parmi nous.

En cette fin d'année, la Parole nous pose quelques questions simples : Avez-vous trouvé des raisons d'être reconnaissant envers Dieu ? Avez-vous trouvé des raisons d'être reconnaissant envers les autres et de demander pardon ? En tant que chrétiens, qu'avons-nous fait de l'onction que nous avons reçue ? La lumière brille-t-elle encore en nous ? Entendons-nous encore la voix de la Parole dans le silence de nos cœurs ?

Terminons cette année en exprimant notre gratitude envers Dieu et envers tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, nous ont témoigné de la bienveillance. Demandons-lui pardon pour nos manquements et implorons sa grâce afin d'aborder l'année à venir avec une espérance et une foi renouvelées. Que l'Emmanuel demeure avec nous jusqu'à la fin des temps, comme il nous l'a promis dans Matthieu 28,20.

 

 


Jésus n'est Pas Venu Appeler les Justes, mais les Pécheurs. (Marc 2,13-17 )

Il y a quelque temps, un groupe d'adolescents s'était rassemblé devant la salle paroissiale après la soirée annuelle des jeunes. U...